Glossaire

Glossaire de quelques termes que vous pouvez lire dans nos catalogues ou entendre à l'occasion d'une vente aux enchères.

Quelques éléments de langage...

Adjugé

Terme prononcé par le commissaire-priseur et accompagné d'un coup de marteau pour signifier qu’un objet mis en vente devient la propriété de celui qui a porté la plus forte enchère. Seul le mot « adjugé » formalise l’adjudication et transfère la propriété du lot au meilleur enchérisseur.

Atelier de...

Mention dans la description d’une œuvre d’art suivie d'un nom d'artiste, elle garantit que l'œuvre a été exécutée dans l'atelier du maître cité ou sous sa direction.

Attribué à...

Mention dans la description d’une œuvre d’art suivie d'un nom d'artiste, elle garantit que l'œuvre ou l'objet a été exécuté pendant la période de production de l'artiste mentionné et que des présomptions sérieuses désignent celui-ci comme l'auteur vraisemblable.

Bordereau d'adjudication

Le bordereau d'adjudication est la liste des objets remportés par un acheteur. Elle précise le prix d'adjudication et les frais pour chacun des lots. Elle tient lieu de preuve d'achat.

Catalogue

Ouvrage imprimé contenant la description, le numéro d’ordre de la vacation et parfois la photo de chacun des meubles et objets constituant la vente. Le catalogue doit décrire les objets en vente de telle façon que l’acheteur ne puisse concevoir aucun doute sur l’identité et les qualités réelles de ces objets, il engage ainsi la responsabilité de leurs auteurs (SVV et experts).

Confidentialité

Les SVV sont tenues au secret professionnel en ce qui concerne l’identité des vendeurs et des acheteurs, ainsi que plus généralement toutes les informations qui ne sont pas directement liées aux objets mis en vente.

Droit de préemption

La loi du 21 décembre 1921, accorde à l'État, par l’intermédiaire de ses musées nationaux, le droit de substituer au dernier enchérisseur pour acquérir un objet en vente publique. Intervenant une fois l’adjudication prononcée, le droit de préemption est exercé sur proposition du ministère de la Culture, pour le compte des musées nationaux.

Estimation

Évaluation du prix d'une œuvre faite par une personne agréée dans une société de vente ou étude, il peut s'agir d'un commissaire-priseur, d'un clerc ou d'un expert.

L’estimation est une valeur variable établie à un instant considéré. Elle résulte d’une moyenne des valeurs pendant une période donnée. Elle ne se situe jamais dans l’absolu, mais toujours par rapport à un marché.

Dans le cadre d'une vente, l'estimation est une fourchette de prix comprise entre l'estimation basse et l'estimation haute. L'estimation basse est supérieure ou égale à la réserve fixée par le vendeur.

Expert

Personne travaillant pour le compte d'une société de vente et assistant le commissaire-priseur dans l'identification et l'estimation des biens. Ces experts sont des spécialistes reconnus dans leur domaine qui effectuent les recherches nécessaires à la juste qualification de l'objet. L'expert est soumis à une prescription décanale pour l'identification des biens. Le Conseil des ventes publie la liste des experts agréés, bien que les sociétés de ventes puissent travailler avec des experts non agréés.

Expertise

Analyse d’un objet afin d’en déterminer l’époque, la nature, l’origine, l’usage et l’auteur ainsi que les transformations, altérations et réparations.

Ordre d'achat

Un acheteur ne pouvant se rendre à une vente peut mandater le commissaire-Priseur pour porter les enchères en son nom. Cet ordre d'achat est effectué gracieusement et peut prendre trois formes :

L’ordre fixe : le mandant autorise le tiers à monter les enchères jusqu’à un plafond.

L’ordre par téléphone : le mandant est appelé pendant la vente pour porter ses enchères à distance dans le respect des conditions de vente établies par la maison de vente.

L’ordre par Internet : le mandant suit en temps réel l’évolution des enchères sur Internet et peut ainsi porter directement ses enchères, après avoir préalablement procédé à son inscription sur le site partenaire de la maison de vente.

Prix de réserve

Minimum fixé par le vendeur en dessous duquel le commissaire-priseur ne peut adjuger le bien. Il est inférieur ou égal à l'estimation basse et reste confidentiel.

Rachat

Lorsqu’un objet n’atteint pas la réserve ou n'a pas trouvé preneur, l'objet est retiré et retourne à son propriétaire, on parle alors d'un rachat.

Un lot qui n'est pas adjugé pendant la vacation peut faire l'objet d'une proposition d'achat dans les 2 semaines suivant la vente. L'offre est alors transmise au propriétaire qui est libre de l'accepter ou de la refuser.

Réquisition de vente

Mandat par lequel le vendeur autorise le commissaire-priseur à procéder à la vente de ses biens. Cette requête comporte la description des lots, leur état, leur estimation et le prix de réserve. La signature préalable de ce document est obligatoire pour la mise aux enchères d'un lot et place l'objet sous la responsabilité de la maison de vente (jusqu'à l'adjudication), sans en transférer la propriété.

Argenterie et Bijoux :

Cabochon

 Pierre à fond plat de forme bombée non facettée. (Forme de demi-boule)

Camée

Pierre décorée d’un motif taillé en « ronde bosse » ou relief (inverse de l’intaille).

Carat

Unité internationale de mesure de poids métrique utilisée pour les gemmes. Un carat (ct) correspond à 0.20 g.

Ciselure

Réalisation à l’aide d’un ciselet martelé sur un support. La ciselure n’entame pas le métal contrairement à la gravure.

Collier de perles choker

Les perles qui le composent, sont généralement de nombre pair, et ont entre elles une différence de ½ mm de diamètre maximum.

Collier de perles en chute

Les perles qui le composent sont généralement de nombre impair. La perle centrale est d’un diamètre nettement supérieur à ceux des autres perles qui vont en diminuant vers les extrémités.

Diamant

Les critères indispensables pour calculer la valeur d'un diamant sont :

Couleur, classée de D (blanc exceptionnel +) à M-Z (teinté) Pureté, classée de IF à P2, les inclusions sont les impuretés se trouvant dans la pierre, plus ou moins visible à l'œil nu.

Poids, en carat

Taille, forme et qualité de taille

La couleur présumée d'un diamant est l'appréciation de ses qualités par l'expert, le diamant n'a alors pas fait l'objet d'un certificat.

Taille brillant : diamant rond se distinguant en taille ancienne, demi-taille (compromis entre taille ancienne et taille moderne, elle ne réfléchit pas totalement la lumière, taille moderne avec 58 facettes.

Demi-taille : Compromis entre la taille ancienne et la taille moderne de 58 facettes également, elle se caractérise par une table étroite, de larges facettes et une culasse tronquée qui ne réfléchit pas totalement la lumière. De part la modification des angles des facettes, la demi-taille brille davantage que la taille ancienne.

Gravure

Réalisation à l’aide d’un outil d’un motif en creux ou en relief sur un support.

Maître Orfèvre

Artiste qui dessinait, sculptait et réalisait des pièces de joaillerie ou d’orfèvrerie du XIIIe au XVIIIe siècle.

Or

L'or pur ( à l'extraction de la roche) 24 kit soit 1000/1000e d'or. Trop malléable pour la bijouteri, il est durcit par association de divers métaux ( cuivre, argent ...) le titre est ainsi baissé 750 millième (18 kt), 585 millième (14 kt), 375 millième (9 kt)

Perles

Perle baroque : Perle très irrégulière, peut avoir un poids très important.

Perle d'eau douce : Fine ou culture, se trouve dans les rivières sablonneuses.

Perle de culture : Résulte de l’introduction opérée par l’homme dans un coquillage d’un élément (noyau, plus greffon) destiné à provoquer artificiellement la sécrétion d’une perle.

Perle de Tahiti : Variété de perles de culture provenant d’élevages de Polynésie de couleur grise à noire.

Perle fine : Perle naturelle, spontanément formée dans l’organisme d’un coquillage nacrier, sans aucune intervention de l’homme.

Perle des mers du sud : Perle de culture provenant du Pacifique, du littoral asiatique et océanien à l’exclusion des côtes américaines.

Perle bouton : Ronde en sa partie supérieure et plate ou légèrement convexe à la partie inférieure appelée « méplat ».

Les poinçons en orfèvrerie du XVIIIe siècle

Le poinçon de charge : il est représenté par une lettre ou un symbole correspondant à la ville d’où dépendait le Maître Orfèvre, et était apposé par les jurés gardes sur une pièce ébauchée.

Le poinçon de décharge : Plus petit, il peut être représenté par une tête humaine, une silhouette d’animal… Le poinçon était appliqué une fois la pièce terminée et l’impôt payé.

Le poinçon de Jurande ou de Lettre date : Il atteste le titre. Jusqu’en 1784, il est représenté par une lettre date se succédant dans l’ordre alphabétique. Cette lettre change chaque année et permet ainsi de déterminer la période au cours de laquelle la pièce fût fabriquée.

Le poinçon de maître : Il est composé des initiales du nom de l’orfèvre et d’un symbole. Ce dernier peut-être en rapport avec son nom ou un objet particulièrement apprécié par l’orfèvre. Pour les orfèvres parisiens, l’ensemble est surmonté d’une fleur de lys couronnée, symbole de l’autorité royale.

Rocaille

Terme employé pour désigner un style formé de lignes courbes et déchiquetées, très à la mode sous Louis XV.

Dessin, Peinture & Sculpture

Aquarelle

Mode de peinture à l’eau.

Camaïeu

Emploi d’une seule couleur dans des tons différents.

Châssis

Cadre de bois, avec ou sans Traverse (selon le format), sur lequel la Toile (de Lin, de Coton ou en Polyester) est tendue.

Craquelure

Pathologie la plus courante du tableau (craquelures de vieillissement ou prématurées : Choc technique, climat …)

Eau-forte

Technique de gravure produisant une estampe (feuille), imprimée en plusieurs exemplaires, et  obtenue au moyen d’une planche métallique (cuivre), « mordue » par un mélange d’eau et d’acide nitrique.

Éraflure

Altération superficielle accidentelle. Synonyme de griffure.

Fixé sous verre.

Peinture que l’artiste a réalisée au verso d’une plaque de verre.

Fusain

Tige de bois calciné servant à dessiner.

Gouache

Pâte colorée qui se dilue à l’eau, comme l’aquarelle, et qui obtient son épaisseur, dans la détrempe, par l’apport de gomme (acacia).

Grisaille

Peinture monochrome en camaïeu gris.

Lampe de Wood 

Lampe à ultraviolets, on l’emploie pour les examens diagnostiques, la radiation UV ,« lumière noire » Moyen d’examiner les retouches et vernis sur un tableau.

Maroufler

Coller une toile sur un panneau, un mur. Opération qui consiste à doubler une toile détériorée avec une neuve.

Miniature

Petite peinture exécutée avec finesse. On peint en miniature sur vélin, ivoire, bois, etc…

Rentoilage ou entoilage

Refixage et consolidation par imprégnation à chaud à la cire ou colle de pâte. Marouflage d’une toile neuve sur une toile affaiblie en vue de la consolider.

Ronde-bosse

Ouvrage de sculpture pleinement développé dans les trois dimensions, par opposition aux reliefs.

Sépia

Liquide secrété par la seiche, brunâtre, utilisé pour les lavis.

Statue Chryséléphantine

En ivoire et or ou bronze doré.

Suite

Série de créations réalisées dans le même thème, à la fois différentes et complémentaires.

Mentions de présentation

A la manière de…

Pastiche (imitation de la manière, du style d’un artiste).

Atelier de…

Œuvre réalisée (normalement) sous la direction de l’artiste concerné, ou dans son atelier (obligation d'une indication d'époque dans le cas d'un atelier familial qui aurait conservé le même nom pendant plusieurs générations.)

Attribué à…

Œuvre non signée, qui peut être de la main de l’artiste, mais dont l’authenticité est parfois sujette à controverse. Certaines œuvres, non signées du vivant de l’artiste, sont authentifiées après la disparition de ce dernier, par ses ayant - droit, au moyen d’un cachet (tampon).

D’après…

Œuvre qui est souvent une copie, d’un tableau ancien par exemple.

Ecole de…

Œuvre qui a été réalisée sous l’influence de l’artiste concerné, en considérant un délai maximal de cinquante années après sa disparition.

Entourage de…

Œuvre qui a été réalisée par un contemporain de l’artiste cité, contemporain qui a subi l’influence de ce dernier.

Signature apocryphe

Signature dont l’authenticité est douteuse.

Suiveur de …

Artiste qui peint, ou a peint dans le style d’un artiste connu, célèbre.

Mobilier

Abattant

Panneau de bois mobile pouvant se rabattre pour fermer tout ou partie d'un meuble. Il peut être positionné à la verticale (secrétaire) ou à l'oblique (bureau de pente).

Accotoir

Partie horizontale du bras d'un fauteuil, supporté par une console d'accotoir (partie verticale). C'est la partie sur laquelle on repose son avant-bras lorsque l'on est assis sur le siège. L'accotoir est généralement recouvert totalement ou partiellement par une manchette.

Accoudoir

Partie surplombant le dossier des petits sièges de jeu, telles les chaises ponteuses ou voyelles, et sur laquelle, étant assis à califourchon sur le siège, on reposait ses bras (ou ses coudes) pour suivre le jeu. Généralement garnis d'étoffes, ils pouvaient également servir de couvercles à un compartiment destinés à ranger les accessoires utiles à la partie (dés, cartes, jetons ...).

Balustre

Sorte de colonne, renflée en partie basse. La balustre est l'un des éléments décoratifs caractéristique des sièges d'époque Directoire.

Châssis

Chaise ou fauteuil dont la garniture est entièrement amovible du siège. Cela permettait à son possesseur de changer d'étoffe au gré des saisons ou des modes. Ainsi, un siège à châssis est composé d'un bâti dans lequel viennent s'encastrer les châssis du dossier et de l'assise. Ceux-ci sont maintenus en place par des petites pattes en bois ou en métal. Les manchettes sont également amovibles, et sont fixées soit par des grosses chevilles, soit par un fil passant dans des trous spécialement aménagés dans l'accotoir et assurant ainsi le maintien de la manchette. Les sièges à châssis, conçus pour des intérieurs raffinés, sont rares et très chers.

Entretoise

Pièces de bois reliant les pieds d'un meuble ou d'un siège. Elles peuvent avoir la forme d'un H ou d'un X. Les entretoises ont été essentiellement utilisées jusqu'au début de l'époque Louis XV.

Estampille

Marque qu'apposent les menuisiers ébénistes sur les meubles de leurs créations. C'était une obligation légale et non une marque de qualité. Par extension, se dit aussi d'un meuble ancien sur lequel le créateur a signé pour prouver qu'il en est l'auteur.

Au XVIIIe siècle, en France les menuisiers avaient le monopole de la fabrication de meuble tandis que les tapissiers avaient celui de la commercialisation. C'est à la suite de nombreux procès opposant les tapissiers aux maîtres menuisiers que le 5 décembre 1637, le parlement de Paris ordonne que chaque maître menuisier sera tenu de marquer chacun de ses ouvrages de sa marque personnelle. Une copie de cette marque apposée sur une tablette de plomb restera chez le procureur général de Chastellet.

L'origine de l'estampille vient donc de la volonté des ébénistes de préserver leur monopole mais aussi un moyen de se faire connaître en évitant les intermédiaires. Pourtant il faut attendre la Régence pour voir son usage se propager. En 1743, c'est la constitution de la Jurande des maîtres Menuisiers ébénistes dont l'estampille de contrôle J-M-E- sera apposée au côté de la marque personnelle de l'ébéniste faisant partie de la communauté. La suppression de l'obligation d'estampiller correspond à la suppression de la jurande en 1790. L'estampille est souvent apposée sous le meuble ou bien en sa partie basse, très souvent sur les parties jointives comme les angles.

Galerie

Bande de laiton, généralement ajourée, ceinturant le plateau d'une table ou le marbre d'un meuble. Ayant un effet décoratif, la galerie avait également un rôle fonctionnel car elle était destinée à empêcher les objets placés sur le meuble de tomber.

Trumeau

Destiné à orner le dessus des cheminées, le trumeau est généralement composé d'un miroir surmonté d'une toile ou d'une sculpture, le tout enchâssé dans un cadre étroit. Les trumeaux sont généralement de taille imposante.